Là où l’on se sent chez soi
Nous avons toutes et tous un endroit qui nous est cher et où nous nous sentons chez nous. Contrée natale, communauté où l’on a grandi, refuge où l’on se ressource… Ce lieu chéri entre tous est souvent bien plus qu’un point précis sur une carte. Décryptage.
Tout simplement
Tout commence dans l’enfance avec nos premières expériences.
Ces expériences nous donnent sécurité et soutien.
Vous pouvez aussi aider les autres à se sentir bien. À se sentir à la maison.
C’est là où le souffle de nos souvenirs embaume l’air.
Seul l’étranger nous enseigne la richesse du sol natal.
C’est là où nous comprenons les autres et sommes compris·es en retour.
Quand on s’adresse à moi en anglais à Lucerne en raison de mes origines asiatiques, je ne me sens pas chez moi.
Un sentiment né de l’enfance
Le premier chez-soi d’une personne, c’est le lieu où elle fait ses premières expériences sensorielles avec le monde qui l’entoure. Odeurs, saveurs, bruits, images… tout y est normal et rassurant. Enfants, nous vivons notre environnement comme quelque chose d’évident et de juste, ce qui fait naître idéalement un sentiment de familiarité et de sécurité. Ce premier modèle intime servira ensuite de repère tout au long de notre vie.
Trois dimensions psychologiques
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1. Le sentiment de contrôleJe comprends mon environnement et je connais les règles en vigueur. Je m’y retrouve, je sais comment me comporter et agir de manière adéquate.
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2. Le sentiment d’appartenanceLes personnes qui m’entourent me connaissent et m’acceptent comme leur égal·e. Je me sens lié·e à elles sur le plan émotionnel et je partage leurs valeurs.
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3. Le sentiment de compréhension, d’aisance et de sensJe comprends pourquoi je vis ici, je connais mes tâches et je sais comment les accomplir. Globalement, je suis convaincu·e que ma place est ici.
Clés de compréhension
Grâce à ces éclairages psychologiques, les citations en début d’article s’expliquent mieux. Le souffle des souvenirs émane de notre premier chez-nous. Tout semble aller de soi, jusqu’au moment où, loin de notre port d’attache, la nostalgie nous gagne. Nous nous sentons chez nous lorsque nous partageons les mêmes codes que les autres, lorsque nous nous sentons du même monde. Cela explique qu’un «Hello!» même bien intentionné, adressé à une Suissesse qui a des origines asiatiques peut lui donner le sentiment de ne pas être vraiment chez elle.
Mieux maîtriser ses liens d’attache
Maintenant que nous connaissons les ressorts psychologiques de notre relation à notre chez-nous, nous pouvons renforcer ce lien et apaiser la tristesse qui nous saisit lorsque nous ne nous sentons pas à notre place.
- Puis-je mieux découvrir et comprendre mon environnement?
- Puis-je créer plus de liens autour de moi?
- Puis-je changer quelque chose pour que vivre précisément ici ait davantage de sens?